De Kychtym à Tchernobyl

10/04/16 10:29

Vendredi 22 avril 2016 à 18h00

Avant-première

A l’occasion de la commémoration du 30ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, SDN-Pays de Rennes vous convie à la projection du film :

LA SUPPLICATION : Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse » de Pol Cruchten ( 1h26) VO STF

Si la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986 est dans toutes les mémoires, celle qui survint dans l’usine de Maïak en 1957 demeure peu connue du grand public.
Pourtant, c’est peut-être la catastrophe la plus grave de l’histoire de l’industrie nucléaire.
Elle se déroula dans une « ville fermée » de Russie, construite en 1945 au pied de l’Oural afin d’accueillir un complexe nucléaire doté d’une usine de production de plutonium. En pleine guerre froide, la course à l’armement nucléaire conduisit l’URSS à faire exploser dès 1949 sa 1ère bombe atomique chargée au plutonium de Maïak.
En 1957 un défaut de refroidissement entraîne l’explosion d’un réservoir de stockage de déchets, libérant dans l’environnement une quantité massive d’éléments radioactifs, contaminant gravement les populations locales et polluant pour l’éternité les villages, sols, lacs et rivières environnants.
Dissimulé par les autorités soviétiques, ce désastre ne commença à être connu du public qu’à partir de 1976.
On connaît cette catastrophe sous le nom du village voisin Kychtym, ou de la capitale régionale Tcheliabinsk, car, malgré ses 80 000 habitants, la ville secrète dut attendre 1994 pour recevoir un toponyme : Oziorsk.
Nadezda et Natalia sont les héritières héroïques de cette histoire occultée. C’est dans cet environ-nement nucléarisé hostile que se forgèrent leurs convictions et leur engagement :
- Nadezda, dont la grand-mère (décédée d’un cancer à 54 ans) puis le père (décédée d’un cancer à 47 ans) travaillèrent à Maïak.
- Natalia, biologiste spécialisée en radioprotection à Maïak, qui fut envoyée en urgence à Tchernobyl en 1986 en compagnie de 800 000 autres liquidateurs chargés d’enrayer l’accident et de nettoyer « la Zone ».
En 2000 elles fondent l’ONG "Planète d’espoirs" pour venir en aide aux victimes du nucléaire.
Mais en 2015 les autorités russes ordonnent la dissolution de cette association accusée d’être un agent de l’étranger.